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Quand le désir diminue : et si on cherchait d’abord à comprendre ?

il y a 2 jours
5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Le désir n’est pas quelque chose de constant. Il peut être très présent à certaines périodes de notre vie, plus discret à d’autres, disparaître quelque temps puis revenir. Pourtant, lorsque l’envie diminue ou semble ne plus être là, les questions arrivent souvent très vite.

Pourquoi je n’ai plus envie ? Est-ce normal ? Est-ce que je n’aime plus mon partenaire ? Pourquoi lui ou elle a encore envie alors que moi non ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez moi ?

La baisse de désir peut alors devenir une source d’inquiétude, de culpabilité et parfois de tension dans le couple. Pourtant, avant de chercher à « retrouver sa libido » à tout prix, il peut être intéressant de commencer par comprendre ce que cette évolution du désir vient raconter.


Le désir ne fonctionne pas comme un interrupteur

Nous aimerions parfois pouvoir décider d’avoir envie. Mais le désir sexuel est sensible à de nombreux éléments de notre vie : notre état physique, nos émotions, notre relation à notre corps, notre histoire personnelle, notre couple, mais aussi simplement la période que nous traversons.

Fatigue, stress, charge mentale, arrivée d’un enfant, difficultés professionnelles, maladie, douleurs, deuil, séparation antérieure, changement hormonal, certains traitements ou encore modification de l’image que l’on a de son corps peuvent avoir une influence.

Parfois, plusieurs facteurs se superposent. Et parfois aussi, aucune explication évidente ne s’impose immédiatement. C’est pourquoi une baisse de désir ne peut pas toujours se résumer à une question de « libido ».


Quand le désir devient une source de pression

Le paradoxe est que plus on cherche absolument à retrouver son désir, plus celui-ci peut parfois sembler s’éloigner. Les rapports peuvent progressivement devenir associés à une attente :

« Il faudrait que j’aie envie. »

« Cela fait longtemps que nous n’avons rien fait. »

« Mon partenaire va finir par penser que je ne l’aime plus. »

Mais lorsque la sexualité devient une obligation, même implicite, il devient souvent plus difficile de laisser une place à l’envie. Il peut être important de retrouver un espace dans lequel le désir n’est ni attendu, ni exigé, ni évalué.


Dans le couple, nous n’avons pas toujours envie au même moment

Une différence de désir entre partenaires est fréquente. L’un peut avoir davantage envie que l’autre, puis la situation peut s’inverser quelques mois ou quelques années plus tard.

Ce décalage devient surtout difficile lorsqu’il est interprété comme une preuve d’amour ou de désamour. Celui qui ressent davantage de désir peut se sentir rejeté, moins attirant ou moins aimé. Celui qui en ressent moins peut se sentir coupable, sous pression ou avoir peur de décevoir. Peu à peu, chacun peut se retrouver enfermé dans sa propre interprétation.

Pouvoir remettre des mots là où se sont parfois installés le silence, les suppositions ou les frustrations peut déjà modifier la manière dont le couple vit cette différence.


Désir et amour ne sont pas la même chose

Une confusion revient souvent lorsque le désir diminue : « Si je ne le/la désire plus comme avant, est-ce que cela signifie que je ne l’aime plus ? »

Pourtant, désir et sentiment amoureux ne se confondent pas.

On peut aimer profondément son ou sa partenaire, être attaché à lui ou à elle, apprécier sa présence, sa tendresse et la relation construite ensemble, tout en traversant une période durant laquelle le désir sexuel est moins présent, voire absent.

À l’inverse, ressentir du désir pour quelqu’un ne signifie pas nécessairement être amoureux.

Cette distinction est importante, car lorsque le manque de désir est immédiatement interprété comme un manque d’amour, il peut devenir particulièrement anxiogène pour les deux partenaires. Celui qui ressent moins de désir peut commencer à douter de ses propres sentiments, tandis que l’autre peut se sentir rejeté ou craindre que la relation soit remise en question.

Ne plus désirer comme avant ne signifie donc pas nécessairement ne plus aimer.

Il peut être plus intéressant de se demander ce qui, aujourd’hui, influence le désir : la fatigue, le stress, le quotidien, le rapport au corps, la relation, certaines tensions, une période de changement… ou simplement l’évolution naturelle de la sexualité au fil du temps.

Et parfois, faire cette distinction entre « je ne te désire plus comme avant » et « je ne t’aime plus » permet déjà d’ouvrir un dialogue différent dans le couple.


Et si la question n’était pas seulement « Ai-je envie ? »

Il peut aussi être intéressant de regarder ce qui se passe avant même que le désir apparaisse.

Comment est-ce que je me sens dans mon corps ?

Est-ce que je me sens disponible émotionnellement ?

Est-ce que je me sens libre de dire oui, mais également libre de dire non ?

Quelle place reste-t-il aujourd’hui pour la tendresse, le jeu, la séduction, les sensations ou simplement la proximité ?

Est-ce que la sexualité que je vis actuellement correspond encore à celle dont j’ai envie ?

Ces questions permettent parfois de déplacer le regard. L’objectif n’est plus uniquement de chercher comment retrouver du désir, mais de comprendre dans quelles conditions celui-ci peut avoir envie de revenir.


Retrouver son corps sans objectif de performance

Lorsque le désir diminue, le rapport au corps mérite également d’être interrogé.

Un changement physique, une prise ou une perte de poids, une grossesse, la ménopause, l’andropause, le sentiment de vieillir, une maladie ou simplement un regard devenu plus critique sur soi peuvent modifier la façon dont on se sent dans l’intimité. Parfois aussi, le quotidien nous éloigne progressivement de nos sensations. Retrouver une relation plus apaisée avec son corps ne signifie pas nécessairement commencer par la sexualité.

Cela peut passer par le fait de réapprendre à ressentir, à ralentir, à identifier ce qui est agréable ou désagréable et à remettre de l’attention sur ses propres sensations. Dans cette perspective, le corps n’est plus quelque chose qui doit « fonctionner ». Il redevient avant tout un espace à écouter.


Quand consulter pour une baisse de désir ?

Il n’existe pas de fréquence sexuelle idéale ni de quantité de désir considérée comme « normale » pour tout le monde. Une baisse de désir n’est donc pas nécessairement un problème. Elle peut en revanche devenir une raison de consulter lorsqu’elle provoque une souffrance personnelle, des incompréhensions, des tensions dans le couple ou lorsque l’on ne se reconnaît plus dans ce que l’on vit.

La sexothérapie peut alors offrir un espace pour comprendre ce qui se joue, seul(e) ou en couple, sans jugement et sans objectif imposé. Selon la situation et les besoins identifiés ensemble, l’hypnose peut également trouver sa place dans l’accompagnement de certains éléments associés : stress, peurs, confiance en soi, rapport au corps ou difficulté à lâcher prise.

Lorsque la modification du désir est brutale, persistante, douloureuse ou susceptible d’avoir une origine physique, hormonale ou médicamenteuse, un avis médical peut également être indiqué.


Il n’y a pas une « bonne » quantité de désir

Nous sommes parfois tentés de comparer notre sexualité à celle que nous imaginons chez les autres, à celle du début de notre relation ou à ce que nous pensons devoir vivre. Mais le désir évolue.

« Est-ce que j’ai suffisamment de désir ? »

« Est-ce que la sexualité que je vis aujourd’hui me convient ? »

Et lorsque la réponse est non, il peut être utile de prendre le temps de comprendre pourquoi.

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Et si nous commencions simplement par en parler ?

Le premier rendez-vous permet de faire connaissance, d’échanger sur ce que vous vivez et de comprendre ce qui est devenu difficile pour vous ou dans votre couple.

Je vous accueille dans mon cabinet à Vannes, dans un espace confidentiel, bienveillant et sans jugement.


 
 
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