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Et si notre besoin de tout contrôler nous empêchait de lâcher prise ?

13 oct.
4 min de lecture

Tout prévoir, tout anticiper, tout organiser. Avoir besoin de comprendre, de savoir, de maîtriser ce qui pourrait arriver. Pour certaines personnes, c'est presque devenu une seconde nature.


Et puis, il y a cette phrase que l'on entend si souvent : « Tu devrais apprendre à lâcher prise. » Comme si cela pouvait se décider. Pourquoi avons-nous parfois autant besoin de tout contrôler ? Quelles conséquences cela peut-il avoir sur notre quotidien, notre corps et notre intimité ?


Pourquoi avons-nous besoin de tout contrôler ?


Le contrôle n'est pas nécessairement quelque chose de négatif. Il nous aide à organiser notre vie, à prendre des décisions et parfois à nous rassurer. Mais ce besoin de maîtrise peut aussi trouver ses racines dans notre histoire. Une éducation où il fallait être irréprochable, des responsabilités prises très tôt, la peur de décevoir, de se tromper ou du regard des autres.


Parfois, ce sont des expériences difficiles, des déceptions ou des situations dans lesquelles nous nous sommes sentis impuissants qui nous ont appris à tout anticiper pour ne plus être pris au dépourvu. Le perfectionnisme peut également prendre beaucoup de place : vouloir bien faire, ne rien laisser au hasard, éviter l'erreur.


Le contrôle devient alors une manière de se protéger. Mais ce qui nous a aidés à nous sentir en sécurité peut aussi, avec le temps, devenir une contrainte.


Quand le mental ne s'arrête jamais


« Je réfléchis tout le temps. »


« Je n'arrive pas à me détendre. »


« Même quand tout va bien, je pense déjà à ce qui pourrait arriver. »


Lorsque nous sommes constamment dans l'anticipation, il reste parfois peu de place pour l'imprévu, la spontanéité ou simplement le plaisir de l'instant. Même les moments de repos peuvent devenir des moments où nous continuons à penser, à analyser, à surveiller.


Le corps est présent, mais l'esprit est ailleurs. Et ce fonctionnement ne s'arrête pas nécessairement à la porte de notre chambre.


Et si le contrôle s'invitait aussi dans notre intimité ?


L'intimité nous invite à être présents à nos sensations, à nos émotions, à l'autre. Mais comment se laisser aller lorsque notre attention reste tournée vers ce qu'il faudrait faire, ressentir ou réussir ?


Est-ce que je fais bien ? Est-ce que l'autre prend du plaisir ? Est-ce que je vais réussir à avoir un orgasme ? Et si mon corps ne réagissait pas comme je le souhaite ?


Progressivement, l'attention se déplace des sensations vers les pensées. Au lieu de vivre le moment, on commence à s'observer en train de le vivre. Cette surveillance de soi peut créer une pression qui vient perturber l'excitation et le plaisir.


Elle peut parfois contribuer à certaines difficultés sexuelles :


  • Des difficultés à atteindre l'orgasme, pouvant aller jusqu'à l'anorgasmie.

  • Des difficultés d'érection, notamment lorsque la peur de ne pas y parvenir prend toute la place.

  • Des troubles de l'éjaculation, qu'elle soit prématurée ou retardée, selon les mécanismes en jeu.

  • Une diminution du désir ou une difficulté à ressentir pleinement l'excitation.


Ces difficultés peuvent avoir des origines multiples, physiques, psychologiques, relationnelles ou médicamenteuses. Le besoin de contrôle n'en est donc pas nécessairement la cause, mais il peut parfois contribuer à les entretenir. Et plus nous cherchons à maîtriser ce qui nous échappe, plus la pression peut s'installer.


Lâcher prise ne signifie pas perdre le contrôle


C'est peut-être là toute la difficulté. Pour certaines personnes, lâcher prise signifie prendre le risque de perdre leurs repères, de montrer leur vulnérabilité ou de ne plus maîtriser leur image. Pourtant, lâcher prise ne veut pas dire tout accepter, oublier ses limites ou renoncer à ses choix.


Dans l'intimité, pouvoir dire oui, dire non, exprimer ses envies et se sentir respecté participe justement à cette sécurité qui permet de se détendre. Il ne s'agit pas de se forcer à lâcher prise. Il s'agit plutôt de comprendre ce qui nous pousse à vouloir tout maîtriser et d'apprendre, progressivement, à faire davantage confiance à nos sensations.


Et si nous nous autorisions simplement à ressentir ?


Nous cherchons parfois tellement à bien faire que nous en oublions de vivre ce qui se présente. Et si nous commencions par nous poser d'autres questions ?


Qu'est-ce que je cherche à contrôler ? De quoi ai-je peur si je ne maîtrise pas tout ? Est-ce que je m'autorise à ne pas être parfait ? Quelle place est-ce que je laisse à mes sensations ?


Lâcher prise ne se commande pas. Il se construit, parfois lentement, à mesure que nous apprenons à mieux comprendre notre fonctionnement et à retrouver un sentiment de sécurité.


Et si lâcher prise ne consistait pas à perdre le contrôle, mais à ne plus avoir besoin de tout maîtriser pour se sentir en sécurité ?


Votre histoire est unique. Votre accompagnement aussi.


Et si nous commencions simplement par en parler ?


Au cabinet à Vannes, je propose un accompagnement personnalisé autour du besoin de contrôle, de la confiance en soi, des émotions et des difficultés qui peuvent se manifester dans l'intimité.


L'hypnose et la sexothérapie peuvent permettre d'explorer ces mécanismes et de retrouver progressivement une relation plus apaisée avec soi-même, son corps et l'autre. Lorsqu'une difficulté sexuelle persiste, apparaît soudainement ou s'accompagne de douleurs, un avis médical peut également être nécessaire.


Un premier rendez-vous permet simplement de faire le point, à votre rythme, dans un espace confidentiel, bienveillant et sans jugement.


 
 
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